14. San Agustín et Son Héritage Archéologique.

Après le désert de la Tatacoa, direction San Agustín niché dans la pointe nord de la Cordillère des Andes.

Dans le précédent article, nous avions suscité ton intérêt — nous l’espérons — en laissant en suspens le dénouement d’une anecdote à propos du pneu avant gauche du minibus qui faisait la navette entre Villaveija, le village au pied du désert, et Neiva, la ville à l’apparence pestilentielle et plaque tournante des transits de la région. Voici ce qui s’est donc produit en matinée du 17 juillet 2022 à 10h22 précisément: le minibus était en travers de la route, sur la voie en sens inverse, le pneu avant crevé et la jante déportée à l’horizontal sur le sol. Nous étions censés nous trouver dans ce bus! Cela n’a pas été le cas car nous avions finalement décidé de partir une heure avant, avec le bus qui le précédait, afin d’avoir assez de marge à Neiva pour ne pas louper notre prochaine correspondance pour San Agustín. À vrai dire, le pneu aurait pu se dégonfler à tout moment, à l’aller deux jours plus tôt lorsque nous étions en route pour le désert ou ce jour-là. Quelle chance qu’il n’y eut pas de blessés! C’était par contre moins favorable pour les autres passagers d’une voiture qui, quelques kilomètres plus loin, était encastrée dans un arbre. L’ambulance a d’ailleurs pris du temps pour arriver sur les lieux de l’accident. Ce n’est pas l’idéal, le service des urgences en Colombie. À constater qu’il avait beaucoup plu durant la nuit et la chaussée glissante était une patinoire pour les véhicules à l’entretien non conforme. En conclusion de cette histoire, c’est assez fou comment les circonstances de la vie peuvent s’emboîter entre elles pour tisser la trame d’un destin. Non moins grave, si nous avions choisi de monter à bord de la navette suivante, nous n’aurions pas eu notre correspondance à Neiva vu que le bus qui aurait dû nous y conduire était à l’arrêt au milieu de la route. Nous aurions été obligés, à nouveau, de passer la nuit à Neiva. Tout est bien qui finit bien. Fin du récit.

Après un retard de deux heures sur le planning — nous commençons à nous y faire, nous quittions les rues insalubres de Neiva. Le trajet en bus nous a offert des paysages époustouflants à contempler. Les montagnes étaient multiples, tout d’abord désertiques puis verdoyantes. Certaines étaient au pied du fleuve Magdalena, le plus important de Colombie qui se jette dans la mer des Caraïbes au nord du pays. Nous sommes arrivé à San Agustín avec trois heures de retard par rapport à l’horaire convenu. Nous avions voyagé depuis 15h et il était 20h30 lorsque le chauffeur du bus nous a sorti nos sacs de la soute, au beau milieu d’un trottoir du village. Ici, pas de terminal de bus. Autre constat: nous passions de la chaleur suffocante du désert à la fraîcheur d’une nuit d’automne. Nous avions donc troqué nos shorts et T-shirts pour des pantalons et vestes coupe-vent.

Nous avions déjà réservé une nuit dans un hôtel et il nous fallait prendre un taxi pour s’y rendre. Lors du check-in, nous avons appris qu’il nous restait 15 minutes avant la fermeture de la cuisine du restaurant. Nous étions affamés! C’était divin de manger quelque chose de bon après ces derniers jours moins gustatifs pour nos papilles et estomacs. Dans l’hôtel, les chambre se trouvaient dans des huttes au toit de chaume qui dépassaient ici et là parmi une végétation dense et humide. Nous y accédions depuis un chemin sinueux à la pente variée. Nous étions un soupçon déçus de ne pas avoir pu profiter plus allègrement de cet environnement avant l’heure du coucher. Avec notre arrivée tardive, nous étions au lit très rapidement. Au vu du froid dans la chambre, charmante mais peu isolée et non chauffée, nous étions finalement ravis de n’avoir réservé qu’une seule nuit en raison du statut complet de l’hôtel. C’est donc avec trois pulls et une polaire sans manche ainsi qu’un bandeau de nuit que Marie a dormi sous deux couvertures duveteuses. Pourtant peu frileuse, c’était la tenue de combat pour ne pas finir frigorifiée. Et parce que nous avons l’humour joyeux, la blague de Gilbert mérite d’être partagée. Face à l’accoutrement de Marie, il s’est exclamé: «Pas-niqué!» Autant dire que la tenue en question n’allait pas favoriser le coït du siècle. Heureusement, Gilbert n’était pas assez paniqué — il en a vu d’autres avec Marie — pour fuir en courant 😉 .

Mais pourquoi faisait-il si froid? San Agustín se trouve à 1730m d’altitude dans le massif colombien. Son climat est pluvieux et frais, à l’opposé de Santa Marta au nord du pays (cf. article 12) où l’humidité ouvre tous les pores de chaque recoin du corps. Miam, n’est-ce pas? Plus sérieusement, pour étoffer vos connaissances générales — autant que les nôtres — il est intéressant de savoir que des statues précolombiennes taillées dans la roche sont emblématiques de la région et ont été façonnées par une civilisation dont les historiens n’ont que peu d’information la concernant. Elles sont notamment exposées dans le parc archéologique de San Agustín, le plus connu de Colombie. C’est la zone qui abrite la plus grande collection de sculptures préhispaniques au nord de l’Amérique du Sud et elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Rien que ça. Il y a aussi trois principaux sites naturels libres d’accès qui font la renommée du village à l’international: la Chaquira, el Tablon et la Pelota-Purutal. Nous avons visité les deux premiers. Avant cela, nous avons dû refaire nos sacs — à la grande joie de Gilbert qui appréciait particulièrement cet aspect du voyage (ironie) — pour changer de logement. 

Quand le taxista nous a déposé devant l’un des hôtels que nous avions pré-sélectionnés, nous lui avons demandé de nous attendre le temps de vérifier s’il était ouvert. En s’aventurant au-delà du portail grinçant, nous avons constaté qu’il était à l’abandon. Les taxis n’étant pas très nombreux à San Agustín, nous étions soulagés de remonter à son bord pour se rendre au deuxième hôtel sur notre liste. Ce n’était pourtant pas sans grincer des dents quand nous avons payé la course à double car le second hébergement était non loin de là où nous avions pris le taxi pour le premier trajet. C’est dans une jolie «finca» que nous avons atterri, séduits par l’originalité de l’une de leurs chambres: une cabane dans un arbre. Mis à part une petite souris qui nous a rendu visite en soirée, nous étions comme des enfants tout fiers de leur super cachette. Les propriétaires de cet hébergement avait une chienne, Kira, une femelle Grand Danois croisée avec un Doberman. Vous imaginez bien que sa taille était impressionnante, elle arrivait presque aux hanches de Marie. Par contre sa férocité ne devait pas dépasser le millième de millimètre. Une véritable douceur à la crème, et une sacrée peureuse! Il ne fallait pas compter sur elle pour nous défendre en cas de danger. C’est à ses côtés que nous avons arpenté les pâturages menant aux zones archéologiques de la Chaquira et el Tablon. Cette balade n’a pas été de tout repos. Voici comment notre exploration s’est déroulée. Tout d’abord, un bout du sentier qui menait à la Chaquira était boueux et gorgé de bouses de vache. Tel un couloir, il était délimité de part et d’autre par des clôtures en bois avec des fils barbelés. Pour éviter d’avoir les pieds dans la gadoue, il fallait marcher en essayant de garder notre équilibre sur les quelques centimètres d’herbe en bordure du chemin tout en étant vigilants à ne pas trouer nos habits lorsqu’il faillait se rattraper de justesse à la clôture. Nous aurions pu nous épargner ce cirque avec la chienne qui sautillait à nos côtés en nous éclaboussant au passage. D’ailleurs, la pluie quotidienne ne nous avait pas non plus épargnés, et c’était le cadet de nos soucis. Devant nous nous attendait un veau qui bloquait le passage, perdu sans ses congénères du mauvais côté de la clôture. Nous ne saurions dire si c’était le manque de vigilance de Kira, et ses glapissements et aboiements terrifiés à l’approche du veau, ou le veau lui-même qui meuglait, qui nous faisait le plus peur. C’est en serrant bien les fesses que nous avons contourné le veau qui nous montrait ses sabots arrière. Plus de peur que de mal, et beaucoup de soulagement, nous avons poursuivi notre balade en direction de la Chaquira. Pour accéder à l’esplanade qui surplombe le lagon Magdalena, là où le fleuve prend naissance, il fallait descendre quelques larges marches au bord d’un précipice. La chienne était enjouée et s’amusait à se camoufler dans les fougères sur le versant en pente, non sans quelques frayeurs dans l’attente répétitive de la voir réapparaître. Un peu plus en contrebas, nous avons rencontré un français qui lui aussi était en voyage sur plusieurs mois pour parcourir l’Amérique du Sud au départ de la Colombie jusqu’à la pointe de l’Argentine. Sympathique mais quel babilleur, ce frousien! Vous nous direz, pas trop surprenant 😉 . C’est la deuxième fois lors de notre voyage qu’une personne française nous a pris pour des co-citoyens en raison de nos bananes achetées chez Décathlon. Sauf que des succursales de cette marque, il y en a en Suisse. Le seul avantage à être français dans un pays émergent, c’est de camoufler notre identité suisse aux bons petits gens qui rêveraient de nous escroquer quelques sous. Et encore, cela n’est pas infaillible.

Après des photos avec le panorama en arrière plan, nous avons mené une minime fouille archéologique pour dénicher la statuette au cœur d’un rocher qui était l’attrait du lieu hormis la vue. C’est à se demander pourquoi la civilisation de l’époque a choisi cet emplacement pour tailler cette sculpture dans la pierre volcanique. Il semblerait que ce lieu ait été un observatoire astronomique propice à l’élaboration d’un calendrier solaire, notamment utile pour les récoltes. Il se pourrait alors que cette statue soit une gardienne du lieu et déesse des étoiles, mais ce ne sont là que des suppositions. Nous nous sommes ensuite dirigés vers le second parc, el Tablon, qui se situe à une quinzaine de minutes de marche dans une propriété privée. En effet, il a fallu traverser la cour intérieure d’une maison pour y accéder. Nous n’avions pas trouvé l’entrée publique principale qui n’était qu’un simple tourniquet caché par des arbres. L’exposition archéologique se résume à quatre statues entreposées sous un pavillon dont la principale au centre est représentative de la déesse lunaire, la «Diosa Luna.»

Suite à cette visite, nous avons souhaité rentrer par un autre chemin que celui emprunté à l’aller en évitant ainsi le couloir bouseux avec le veau au garde-à-vous. C’était sans compter l’attaque de chiens, non pas errants mais domestiqués, qui nous ont assaillis d’aboiements féroces pour défendre leur maison. Nous n’avions même pas mis les pieds sur leur terre, nous étions simplement en balade sur la route. L’un d’eux avait des yeux rouges et ne semblait pas prêt de nous laisser passer. Kira quant à elle s’était éclipsée illico presto dans le sous-bois avoisinant non sans s’être égratignée la peau aux fils barbelés de la barrière. Miséricorde! Nous avons dû battre en retraite et tenter tant bien que mal de rappeler la chienne à nous. Nous nous sommes avoués vaincus et n’avons pas eu d’autre choix que de rebrousser chemin. Un peu plus loin, l’aventure ne se terminant pas là, une autre meute de chiens — cette fois sauvage — est furtivement apparue de nulle part en prenant Kira en chasse. Une fois de retour à nos côtés, la bande adverse nous encerclait et nous avons dû battre en retraite. Gilbert était armé d’un bâton et d’un cailloux, par précaution. C’était la première fois de notre vie que nous nous sentions en danger face à des chiens, et nous n’avions nullement l’envie d’en blesser un mais nous ne pouvions pas non plus rester sans défense. Quel drôle de scénario que nous avons vécu! L’un des chiens nous a suivi à la trace un petit moment, nous l’avons amadoué avec un peu de pain que nous avions en réserve dans le sac. Peu après, nous avons fait face au veau sans séquelle et avons rejoint l’auberge, les aisselles mouillées de stress. Se promener avec un chien sans laisse, qui n’a d’ailleurs jamais été attaché de sa vie, et qui ne nous appartenait pas fut une grande responsabilité et pas des plus paisibles. À l’hôtel, les tenanciers riaient du comportement froussard de Kira, ce dernier n’étant pas une surprise pour eux.

Au regard de ces palpitantes confrontations avec les chiens, nous nous sommes évidemment remémorés l’événement à Villavieja quand le propriétaire de l’hôtel avait lancé des cailloux sur une femelle qui n’avait pourtant rien fait de mal (cf. article 13). Si Aiyanna, notre chienne, était en péril, serions-nous prêts à la défendre en usant de la violence? Il nous est difficile de faire souffrir un animal, mais quand notre survie dépend de notre capacité à nous défendre, il faut parfois aller à l’encontre de nos valeurs morales. Une réflexion difficile à concevoir. 

Le soir-même, alors que nous rentrions d’un restaurant, nous marchions le long du bord de la route dans l’obscurité de la nuit. Il n’y avait pas de lampadaires sur ce tronçon et par prévention, nous tenions un bâton dans nos mains. Une moto nous a frôlé et nous avons entendu ce qui ressemblait au mot anglais «babies» — soit bébés en français — que son conducteur a adressé à notre égard. Quelques minutes plus tard, une autre deux roues s’est arrêtée après nous avoir dépassés et lorsque nous sommes arrivés à sa hauteur, nous avons distingué deux jeunes femmes et une petite fille à son bord. L’une des femmes nous a alors prévenus qu’il était dangereux d’arpenter la route de nuit pour nous qui sommes étrangers. Elles se sont ensuite proposées de nous escorter jusqu’à notre hébergement qui n’était plus qu’à deux cent mètres de là où nous nous trouvions. Nous ne saurons jamais à quelle source de danger ces personnes locales faisaient référence mais d’après le propriétaire de notre finca, nous ne craignions rien dans les environs. Cette soirée-là, il y eut aussi une coupure d’électricité dans tout le quartier. L’hôtel était allumé à la lueur des bougies et nous n’avions pas de connexion internet. Nous n’étions absolument pas dérangés par cette situation qui rendait l’instant encore plus magique. Le tenancier a joué de la guitare pendant une heure auprès d’un feu dans le jardin, et nos oreilles et âmes savouraient ses mélodies depuis le confort agréable de notre lit dans la cabane.

Le lendemain matin, nous étions saucissonnés par les sangles de nos sacs, prêts à entreprendre avec courage un autre trajet en bus pour rejoindre Popayán. C’est là que se trouve l’aéroport domestique le plus proche pour s’envoler vers Bogota, la capitale. Sans les indications de notre tenancier, il aurait été difficile de trouver les deux agences de transport qui proposaient la navette recherchée. Après réflexion, nous avons décidé de payer nos billets chez le transporteur qui avait une liaison directe. Le bureau de celui-ci, au détour d’une rue, était exiguë. Un adolescent était derrière une table en bois à jouer sur son téléphone, une casquette vissée sur la tête. Nous ne comprenions pas pourquoi le jeune nous proposait le billet pour Popayán à 50’000 pesos, alors que nous dûmes payer le même tarif pour le trajet de Neiva jusqu’à San Agustín (250 km) d’une distance deux fois plus longue. Il expliqua la différence de prix de manière confuse, avec des mots que Marie ne pouvait bien comprendre. C’est-à-dire qu’il parlait aussi vite que roulerait un colombien! Gilbert, d’humeur malicieuse, a proposé à l’adolescent de jouer un rabais à pile ou face. Cette négoce aurait pu fonctionner si nous avions eu le change nécessaire afin que nous «puissassions» lui donner le montant exact (la conjugaison de ce verbe n’est pas officiellement d’usage, mais l’amour de Gilbert pour le subjonctif rend le texte poétique 😉 ). Nous lui avons alors donné la somme demandée au départ, avec tout de même une réduction à l’amiable grâce aux talents commerciaux de Marie.

L’arrêt de bus fut improvisé juste devant l’office au moyen d’un cône de circulation. Le véhicule ne nous inspira pas confiance. Il s’agissait d’un vieux bus d’environ douze places dont le système d’ouverture de la porte latérale était cassé. Il fallait tirer sur un fil de fer à nu afin de décrocher le loquet puis pousser latéralement la porte avec deux mains. Les glissières étant déformées par diverses touchettes entre véhicules, la porte coulissait très mal. Il pleuvait ce jour-là, ce qui manqua de nous mettre à l’aise au vu des accidents dont nous avions été témoins dans ce pays. Après environ une heure, nous fûmes à l’arrêt par l’un de ces chantiers dont l’attente est longue (cf. article 13). Notre chauffeur, qui était à environ 350 mètres du premier véhicule en attente, prit l’initiative de dépasser tout le monde sur la piste inutilisée de gauche – en faisant rugir le moteur – lorsque l’ouvrier du chantier fit signe d’avancer. Sa témérité a tout de même eu le mérite de nous épargner encore une vingtaine de minutes à patienter au bord de la route. Nous avons ensuite fait une pause dans un petit boui-boui où nous nous sommes contentés d’une boisson du coin, l’ «aguapanela.» Il s’agit d’une sorte d’infusion à base de canne à sucre et du coup… très sucrée. Quelques kilomètres plus tard, nous comprîmes pourquoi le prix du trajet était particulièrement cher. L’asphalte laissa la place à la terre battue, puis aux graviers. C’était devenu une véritable piste, détrempée par la pluie. Les nids de poule étaient des petites piscines dans lesquelles une voiture de taille standard pouvait tenir. Les croisements étaient périlleux, surtout lorsque de gros semi-remorques Kenworth – comme on peut en voir dans les films américains – nous faisaient vis-à-vis. Nous roulions au pas, le chauffeur tentant d’éviter les trous et les grosses pierres sur la chaussée. Le chapelet se balançait au rétroviseur au gré des mouvements du bus. À son extrémité, Jésus n’avait jamais été aussi bien bercé. La vierge Marie quant à elle veillait sur lui – et sur nous accessoirement – grâce à une grande image collée sur le plafond du bus et jointe à une citation de protection divine. Nous étions donc au coeur du parc naturel de Puracé, à le visiter au ralenti en mode safari. Lorsque nous arrivâmes à nouveau sur une route goudronnée, nous avions déjà passé plus de cinq heures dans le bus. 

La vitesse augmenta de sitôt, et malgré les panneaux et les lignes sur la route indiquant formellement l’interdiction de dépasser, le chauffeur jouait jovialement avec nos vies. Il engageait des manœuvres de dépassement suicidaires sur une route de montagne, à quelques mètres de virages à la visibilité réduite. Nous nous réjouissions d’arriver, jurant que nous ne prendrions plus de bus pour faire de longs trajets. Une dernière surprise nous attendait quelques villages avant notre terminus: comme il restait encore de la place dans le bus, le chauffeur fit monter une vieille dame et ses deux chihuahuas. Elle sentait le vieux parfum cliché à l’odeur passée de date et eux, le chien mouillé à l’haleine de poisson. Dans l’habitacle, l’odeur mélangée complétait à merveille le style de conduite. Le tout était encore plus efficace qu’un médicament émétique.

Nous pûmes enfin prendre une chambre dans un hôtel en ville, avant de monter dans un avion le lendemain en direction de Bogota où nous passâmes également une nuit. L’aéroport international de la capitale nous fit stresser à quelques reprises en raison des mesures COVID très strictes pour se rendre au Pérou, surtout nous qui ne sommes pas vaccinés. Après quelques sueurs, nous débarquions à Lima!

 

Fancy News:

– Nous constatons que nos articles sont gorgés d’anecdotes à propos de trajets en bus, de nourriture et de chiens. Faut dire qu’ils jouent une part centrale dans notre voyage.
– Aiyanna, notre chienne, nous manque énormément! Nous pensons souvent à elle et lui envoyons des images de notre quotidien par télépathie.
– Plusieurs idées et projets se révèlent à nous au fil des initiations que recèle cette aventure hors de notre zone de confort. Décloisonner l’espace physique implique concrètement de décloisonner l’espace mental et ceci ouvre le champ à de nombreuses possibilités non considérées par le passé. Quand nous serons prêts, nous t’en parlerons.

Au grand plaisir de te retrouver dans le prochain article,


Marie & Gilbert.

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Sub
Sub
5 mois il y a

C’est pas de tout repos, l’aventure !

+ d'aventure

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